Histoire du Wydad

  Le choix du nom « Wydad » : Oum Kalthoum inspire Mohamed BEN JELLOUN

Depuis la nuit des temps, il était écrit que  la rencontre de trois étoiles allait enfanter une autre, flamboyante ! Haj Mohamed Benjelloun, Kawkab Achark, Oum Kalthoum et le Wydad.

Lors d’une réunion entre jeunes amis, la conversation n’avait rien  d’anodin : elle concernait la lutte contre un Occupant et partant la libération d’un pays. Les hommes présents voulaient battre l’envahisseur sur un terrain qu’il chérissait particulièrement : le sport ! En décidant la création d’un club cent pour cent marocain, il fallait enjamber des bûches que les Français avaient semé tout au long du chemin menant vers cet objectif avoué !

Le Wydad Athletic club n’est pas venu pour le sport mais pour aviver, d’avantage, la lutte contre l’Occupant ! Lutter avec les armes, d’autres valeureux marocains s’en chargent ! L’idée du club étant peaufinée, il fallait lui trouver un nom.


Lors de cette réunion, tous les membres étaient présents ! Tous ? Non ! Il manquait Haj Mohamed Benjelloun qui arriva en retard ! Ses amis lui demandèrent le motif de son retard, il s’en excusa et répondit qu’il sortait du ciné où il a regardé le dernier film de la grande cantatrice arabe, Oum Kalthoum intitulé : Wydad (Amour).

Il n’en fallait plus ! Le nom de «Wydad» résonnait fort bien dans les oreilles du groupuscule et fut adopté à l’unanimité.



  Naissance du premier club Marocain crée par les marocains

Le Protectorat étant rejeté par tous les Marocains, ces derniers voulaient, tout de même, montrer aux oppresseurs que ceux qu’ils traitaient avec dédain leur sont égaux sur tous les plans. Les piscines qui pullulaient dans Casablanca étaient alors prises d’assaut par des jeunes marocains talentueux et qui n’avaient rien à envier à leurs homologues européens.

Nous sommes en 1935/36 !!  Le sport, donc, avait ouvert la voie à une autre lutte toute en fair-play et duel honorable. Musulmans et Juifs marocains avaient décidé de lutter côte à côte ! L’idée de créer un club marocain, le Wydad de Water Polo fut tout de suite mise à exécution ! Mais ce ne fut pas sans difficultés !

Les autorités françaises de l’époque mettaient des bâtons dans les roues ! Très souvent ils opposaient in «niet » catégorique et sans la moindre explication. Il a fallu l’intervention énergique de Haj Mohamed Benjelloun et le docteur Haj Abdellatif Benjelloun Touimi (via l’Association franco marocaine)  pour porter ce mécontentement des Marocains devant le Résident général, Nogues, pour voir ce problème aplani. Mais sous certaines conditions astreignantes (pas de religion, pas de politique et pas de racisme avers les Français !) et puis sur les 12 membres du comité du Wydad, 6 seront français. Le 8 Mai 1937, une date à marquer d’une pierre blanche. C’est la première fois qu’un club marocain est crée par des Marocains !

Les premiers marocains qui ont siégé dans le comité du Wydad avaient pour noms : Haj Mohamed Benjelloun (président), maître Mohamed Zarrouk, Mohamed Ben Lahcen, Haj Mohamed Ben Mohamed Ben Lahcen,  Ralph Abitbol, Charles Benchetrit, Docteur Bienvenu, Lucien Bilikrinieu, Pierre André, Boravel, Croné Vivirel, Mohamed Masson ! Le docteur Haj Abellatif Benjelloun Touimi marqua de son empreinte le Wydad en prenant une part considérable à la réaction des statuts du club ; lesquels statuts ne furent pas propre à la natation mais à toutes sections verrant le jour au sein du Wydad. Ces dernières ne se firent pas attendre : le basket en 1938, le football en 1939 (crée par le premier journaliste sportif marocain, tenez-vous bien, l’incomparable Lahcen Ben Lahcen alias Haj Tounsi alias Père Jego) .La résistance via le sport est en marche.


  Le Wydad, facteur d'unification des foules


La première équipe du Wydad : de droite à gauche : Salem 1, Salem 2, Jalal, Ramon, Blanco, Arancio, Zerrouk, Ould Aîcha, Naoui, Gandaoui, Bouchaîb.
Source : L’épopée du Wydad

Le Wydad, dès son apparition sur les terrains, enflammait les foules et déchaînait les passions ! Le Wydad incarnait pour tous les Marocains la résistance contre l’Occupant. Contrairement à d’autres clubs plus anciens mais  moins nationalistes comme le RAC ou l’USM, le Wydad passait toujours en tête de l’applaudimètre. Le public ne cacha jamais sa sympathie pour ces «Brave Hearts», ces cœurs de lions. Une raison pour faire du Wydad le préféré des foules : il était composé de 10 joueurs marocains et un étranger : le maximum autorisé par les règlements de l’époque.

Le Wydad était bien l’équipe du Maroc et des Marocains ! Les oppresseurs n’avaient qu’à bien se tenir ! D’ailleurs à chaque sortie du Wydad, c’est une véritable hystérie dans les stades : des milliers de spectateurs en délire saluaient, drapeaux flottants, ces braves gaillards prêts à se défoncer pour se libérer du joug du détestable Protectorat. Le Wydad à chacune de ses sorties galvanisait des foules intenables.

Le patriotisme  du Wydad avait de quoi enflammer les foules ! Ses joueurs refusèrent de jouer une rencontre  de la Coupe d’Afrique du Nord si la bannière rouge frappée de l’Etoile verte, drapeau du Maroc, n’est pas hissé au même niveau que celui de la France. Plusieurs faits marquants reflétaient le patriotisme des coéquipiers de Abdeslam, c’est lorsque ce dernier se tourna vers les musiciens qui jouaient la Marseillaise et se mit à uriner. Sacré Abdeslam ! L’homme à la couverture s’illustra encore en finale de Coupe de France lorsqu’un émissaire du président de la République est venu dire aux joueurs que le président allait venir saluer les deux équipes et que s’ils désiraient des faveurs, c’était le moment ! La demande de Abdeslam allait laisser béat. Il demanda : « Faites revenir notre Roi Mohammed V à sa patrie et à son peuple ! » Le Wydad animé d’une foi inébranlable en sa juste cause, déclenchait des joies indescriptibles à chacune de ses victoires sur l’USM porte drapeau des Français. Les encouragements au Wydad lui donnaient des ailes ; particulièrement celle du Prince Héritier alors Moulay El Hassan, feu Sa Majesté Hassan II, Bâtisseur du Maroc moderne ! Ce dernier n’hésitait pas à descendre dans les vestiaires pour haranguer ses troupes.

Pour mériter la confiance placée en eux par les Marocains et leur Prince Héritier, ils arrivèrent en finale de la «Coupe de Guerre», championnat institué pendant la guerre pour suppléer le championnat de football. Nous sommes en 1939/40. Vous vous en doutez, le finaliste n’est autre que l’USM ! Ce dernier battit le Wydad par un petit but à zéro ! Nous citerons les grands de cette rencontre : Salem 1, Bouchaïb Khali, Tani, Mbarek Mabi, Oueld Oumi Zahra, Layachi, Lokhmiri, Blanco Ramo. Bien entendu, pareille prestation du Wydad n’était pas pour plaire aux Français. Ils instituèrent un nouveau règlement : celui d’obliger les clubs à faire jouer pas moins de 5 européens dont 1 Français, minimum. La belle exhibition du WAC continuait d’enrager les Français qui décidèrent, par caprice, de faire rejouer le championnat. Par ce geste, le Wydad rejouera sa seconde saison en deuxième division ! Qu’à cela ne tienne ! Le Wydad réussit la montée, quand même, face à l’Itihad Ribati. Attendez ce n’est pas fini ! La montée n’est pas encore consommée ! Des manigances et subterfuges empêchaient le Wydad d’accéder en première division par n’importe quel prix. Cette fois, les Français dans l’impossibilité de faire rejouer le championnat, trouvèrent un autre moyen, celui de faire jouer une « belle » contre l’Union sportive de Meknès (USDM) composé de plusieurs joueurs non musulmans ! Le Wydad, toujours aussi conquérant, releva le défi et battit l’USDM, en plein ramadan sur un but de Ben Messaoud  la 12ème minute.


L’équipe de la montée en première division (1942). De gauche à droite : debout : Hadj Mohamed BENJELLOUN, Abdelkader Jalal, Chakouri, Salem 2, Ould Aîcha, Salem, Arancio. Assis : Adiba, Mhimdate, Naoui, Farouj, Kabbour.
Source : L’épopée du Wydad

 

  Après l'Indépendance, le Wydad à la croisée des chemins !

Le Wydad s’est parfaitement acquitté de sa tâche en prenant une part prépondérante au recouvrement de la liberté du Royaume du Maroc. Désormais son objectif atteint, le Wydad se trouva à la croisée des chemins. Un choix s’imposait pour les dirigeants nationalistes, ceux qui ont enfanté le Wydad pour contrecarrer les projets du Colonialiste.   Mission accomplie ! Nous sommes à l’aube de l’Indépendance, le pays vit une liesse indescriptible, Sa Majesté Mohammed V est retourné de l’Exil… tout baigne ! Ces jeunes dirigeants qui ont affronté, à maintes reprises, l’ire du Colonialiste,  voient leur mission prendre fin ! Le Wydad devait –il disparaître ? Car la dimension du club était telle que les clubs à ses côtés étaient nanisés par la grandeur de la réalisation du Wydad Athletic Club. La décision tombait comme un couperet : le Wydad doit poursuivre, aux côtés des autres institutions, la construction d’un jeune Royaume en quête de développement et à la recherche du modernise. Comme l’a si clairement annoncé Sa Majesté Feu Mohammed V dans son discours du retour d’exil : « Nous sortons d’une petite lutte pour entrer dans la grande lutte ! » une invitation de la part du défunt Souverain à toutes les forces vives du pays à prendre part à la construction du Maroc indépendant. Le Wydad est ses dirigeants ont répondu présents ! Le Wydad qui procuré de la liesse, des moments inoubliables  et hissé bien haut les couleurs nationales poursuivra son chemin aux côtés des autres clubs nationaux ! Hourra ! Hourra !


  Le Wydad poursuit sa mission dans le développement du Maroc

Le championnat national, version Maroc –libre, (avec FRMF) est lancé avec 16 clubs. Le  Wydad restera le seul club à a voir remporté le derniers championnat d’avant l’Indépendance et le premier championnat du Maroc libéré. Subjugué par la Grandeur du Wydad, plusieurs joueurs manifestèrent, sans aucune retenue, leur intention de rejoindre le Wydad et d’étrenner le fameux maillot des Rouges. Un renfort d’autant plus souhaité qu’il fit passer aisément le Wydad le match –barrage imposé par la FRM pour accéder en 1ere division. Nous sommes en 1956-57 !!

Les grands qui accompagnaient le prestigieux club casaoui se nommaient Kadmiri, Belhassan et Masson. Un autre nom tout aussi prestigieux quittera le Wydad après avoir remporté le dernier titre avant l’Indépendance, en l’occurrence le Père Jego !

En 1966, une année inoubliable dans l’histoire surprenante du WAC, puisqu’elle verra ce dernier s’adjuger sa 7e couronne. Derrière ce succès, le « Prince du Parc », celui qui écrivait des arabesques sur le champ de jeu, Abderrahmane Belmahjoub. Il conduit le Wydad sur la plus haute marche du podium face au FUS dans une double confrontation marquée par une décision abracadabrante de la FRMF qui fit rejouer le match (après arrêt de l’arbitre lors du premier match !) à huis clos ! N’empêche le Wydad allait gagner par deux buts à un !! Les hommes ayant pris part à ce succès ont permis au Wydad de prendre part à la prestigieuse Coupe Mohammed V  moment de rencontre des meilleurs clubs de la planète ! De l’Afrique, de l’Amérique latine, de l’Europe : Real Madrid, Barcelone, Bayern de Munich, Jeanne d’Arc, Canon de Yaoundé (d’un certain grand gardien Nkono) , Botafogo, Boca juniors, Estudiantès, Partizan de Belgrade, Flamengo, les FAR… des hommes inoubliables ont pris part à ces moments forts s’appelaient Hajjami,Larbi, Sahraoui, Alaoui, Reddani, Abdelaziz, Miloud, Mohamed, Kabbour, Omar, Mustapha, Kébir Zahid, Belmahjoub, Khalfi, Bakili et Beggar…


  1970, date qui marque un tournant décisif dans la vie du Wydad

 
La joie des Wydadis après le sacre : première coupe du Trône pour le WAC
Source : L’épopée du Wydad

Elle marqua la première Coupe du Trône des Rouges, ensuite elle verra l’arrivée d’un président avant-gardiste, Abderrazk Mekouar, elle verre également le début de la construction d’un complexe sportif, le premier du genre dans l’histoire du Maroc. Le Wydad, lieu de rencontre des talents incontestable accueillera, Zahid en provenance de l’équipe corporative du Trésor, conduite par l’inoubliable El Arabi, de Abouali, en provenance du l’ADM qui avait fusionné avec le RAC, de Lachhab du MCO et de Abdelkhalek, recordman des buteurs de la Coupe du Trône. Un  groupe où Larbi  Aherdane, Moujahid et l’élégant Zeghrari faisaient déjà peur. 

En 1974, Mekouar frappa un grand coup : il invita, à l’occasion du 1er Mai, le Barça de Johan Cruyff, triple ballon d’or, à jouer contre le WAC. Le Barça reporta le match au stade Jego par 3-1 !


En 1975/76, la légende continue

53 buts marqués, 22 uniquement cotre14 rencontres gagnées sur de larges scores. 1976-77, Mustapha Choukri, dit Petchou alias El Aoud (l’étalon) quitte le Raja por rejoindre le Wydad. Petchou était le football à l’état pur ; un joueur né avec un ballon entre les mains. Il conduisit les Rouges vers un 10e titre dans une saison où le Wydad joua pratiquement tous ses matches à guichets fermés. Le Wydad avait dominé le Championnat de bout en bout. Il manquait au WAC ce trophée tant convoité qu’est la Coupe Mohammed V, les Rouges finiront par le mettre dans leur escarcelle en mars 1979 lorsqu’ils battirent le Canon de Yaoundé sur les tirs au but ! Non contents de cette performance, les Casablancais ajoutèrent la Coupe du Trône en battant le Chabab de Mohammedia (1-0) où évoluaient deux grands noms du football africain, Acila, mais surtout Ahmed Faras, premier ballon d’or africain.

En 1981, une autre Coupe du Trône pour le WAC et l’incontournable Mustapha Bettache. Il avait pour adversaire le CODM. Ce dernier tint la dragée haute au WAC mais fut vaincu. Des générations de footballeurs de talent défendirent les couleurs des Rouges : Zaki, Abdelhak, Larbi, Kamal, Gana, Jawad, Breja, Abdelhak II, Saber, Chicha, Bouderbala. Puis  il y avait après une autre tout aussi talentueuse composée de Azmi, Fadel, Sahil, Saad, Zemmouri, Chrif, Fakhreddine, Hirs, Mjidou, Mustapha Gharchi


  Le Wydad diversifie ses objectifs

L’historique du Wydad se situe en fait avant l’Indépendance. Après la libération du Royaume du joug du colonialisme, le WAC est entré dans les rangs pour prendre part à la construction du Maroc moderne. Il est  demeuré le « club-symbole » et il a, néanmoins, continué à moissonner les titres, les distinctions et les honneurs ; aidé dans son entreprise par des générations de joueurs aussi talentueux les uns que les autres !

Nous retiendrons dans cet ordre d’idées des noms inoubliables comme Ahmed, Mustapha Choukri alias « Petchou », Saïd, Larbi, Keita, Kamal ( ex-capitaine du Onze national), Moujahid(l’indestructible), Abdelkhalek, Chicha, Mjidou… Puis il Fakhreddine y eut Azmi, Fadel, Benabicha, Houssine, Safari, Mahmoudi, Zemmouri, Tawfik Bellagha, Hirs, Ali, Gharchi Nader, Daoudi , Achahab, Naybet, Vassli, Fertout, Mestouri, Allali, Badr Kaddouri, feu Yousse Belkhoja, Benchrifa lahcen Abrami…

Ayan tout gagné sur le pan national, le Wydad se sentait à l’ étroit dans ses ambitions. Responsables et joueurs lorgnaient avec insistance vers la conquête de l’Afrique. Il y eut cette aventure qui fut mené par Badou Zaki derrière lequel, il y avait une génération de grands joueurs à la tête de laquelle se trouve Redouane Allali. Ce dernier va sortir le premier adversaire du WAC l’USMA (Alger) par un but dans les derniers souffles du match sur passe de Bencheikh. Un but qui propulsa les « Rouge et Blanc » en demi-finale de la Coup d’Afrique. L’épopée du WAC se termina en finale contre le club tunisien de l’Etoile du Sahel. L’aller en Tunisie fut marqué par un arbitrage extra-terrestre bloquant paralysant le Wydad comme ce n’est pas permis. Cette rencontre fut marquée par la défaite des Casablancais par à un but à zéro.

Le match retour s’annonçait ardu. Les stades marocains portent chance aux clubs tunisiens qui, il faut l’avouer, viennent « outillés » pour rendre la vie impossible à leurs homologues marocains qui se préparent uniquement en football. Pas en subterfuges !
Alors que le Wydad courait après deux buts pour s’adjuger le trophée tant convoité au terrain Larbi Zaouli, un coup d’apparition inoffensive, fut logé dans la lucarne du WAC. Le moral à plat, les joueurs du WAC partirent, quand même, à l’assaut des Tunisiens, marquèrent deux buts (Mohamed Lakhouil et Amine Marhoubi) ; sans plus ! il était écrit quelque part que ce 3e but qui allait récompenser le Wydad ne viendra pas ! l’Etoile de Sahel st champion d’Afrique en plein cœur de Casablanca ! Si le WAC rate la sortie du 20e siècle, il réussit l’entrée de plein pied dans le 21e avec un titre de champion d’Afrique en 2002 remporté avec un nouveau président Nasreddine Doublali. Une occasion pour saluer tous ceux qui ont présidé aux destinées du Wydad : de Haj Mohamed Benjelloun jusqu’à Abdelilah Akram… en 2003 un second titre avec l’apparition de deux talents incontestables Aït Laarif et Omar Bahafid, « dénichés » par le Mage argentin Oscar Fullone. Ces deux titres viennent conforter celui de 1992 remporté du cœur du Soudan, à Khartoum face au Hilal local !)

Le palmarès du Wydad n’a d’égale que la lutte qu’il a entreprise pour la libération de son pays.

Jugez-en par vous-même :

16 titres : 1948, 1949, 1950, 1951, 1954, 1957, 1966, 1969, 1975, 1986, 1990, 1991, 1993 et 2006

Coupes du Trône : 1970, 1978, 1979, 1981, 1989, 1994, 1997, 1998, 2001…finaliste en 1957, 1958, 1961, 1964, 2003 et 2004

Les 5 titres arabes et africains : Coupe d’Afrique des clubs champions en 1992, Coupe d’Afrique des vainqueurs de Coupes 2002, finalistes de la Coupe de la CAF, 1999, Coupe Arabe des clubs Champions1989 et super Coup Arabe en 1990 Super coupe Afro Asiatique en 1993

2 titres : Coupe de l’Indépendance1956 et Coupe Mohammed V en 1979

Coupe d’Afrique du Nord et  3 championnats d’Afrique du Nord : 1948, 1948, 1949 et 1950.

Et Dima dima Wydad !!